arbre fruitier · Rosacées
PommeMalus domestica
Le pommier est l’arbre du verger belge par excellence : nos hivers froids, nos étés doux et nos pluies régulières lui offrent tout ce qu’il aime. Qu’il soit haute-tige dans une prairie ou fuseau contre une clôture, il vous rendra pendant des décennies des fruits croquants, d’août à Noël.
- Dificultad
- Nivel intermedio
- Exposición
- Soleil
- Riego
- Modéré ; indispensable les deux premiers étés
- Suelo
- Profond, frais, drainé, légèrement acide à neutre
- Espaciado
- 2,5 à 3 m entre fuseaux, 8 à 10 m entre haute-tiges
- Cosecha
- 2 à 4 ans après plantation pour un fuseau, 6 à 8 ans pour un haute-tige
Calendario · Clima en Bélgica
Cuándo sembrar, plantar y cosechar
| Actividad | Ene | Feb | Mar | Abr | May | Jun | Jul | Ago | Sep | Oct | Nov | Dic |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Plantación | sí | sí | sí | sí | sí | |||||||
| Cosecha | sí | sí | sí |
Paso a paso
1Choisir
Commencez par le porte-greffe, qui fixe la taille adulte : M9 pour un fuseau de 2,5 m en petit jardin, MM106 pour un demi-tige, franc ou M25 pour un haute-tige de prairie. Choisissez ensuite deux variétés au moins, car le pommier n’est pas autofertile, en veillant à ce que leurs floraisons se chevauchent ; les triploïdes comme Belle de Boskoop et Reinette de Blenheim ont besoin de deux pollinisateurs. Préférez les variétés anciennes résistantes à la tavelure.
2Planter
Plantez à racines nues de novembre à mars, hors gel, dans un trou de 80 cm de côté, sans engrais frais au contact des racines. Pralinez les racines, placez un tuteur avant l’arbre, et posez le point de greffe 10 cm au-dessus du sol : enterré, le porte-greffe nanifiant perdrait son effet. Tassez, arrosez avec 20 litres, paillez. Espacez les fuseaux de 2,5 m, les haute-tiges de 8 à 10 m.
3Entretenir
Taillez en hiver, entre décembre et février, hors gel, en aérant la couronne et en raccourcissant les prolongements pour favoriser les bourgeons à fruits. En juin, éclaircissez à un fruit tous les 10 cm : c’est le secret des grosses pommes et des récoltes régulières. Arrosez les jeunes arbres les deux premiers étés, paillez au pied et apportez du compost au printemps. Sur haute-tige, une taille de formation les cinq premières années suffit.
4Récolter
Une pomme est mûre quand elle se détache d’un quart de tour sans tirer, quand ses pépins sont bruns et que les premiers fruits sains tombent naturellement. Les variétés d’été comme Transparente blanche se mangent aussitôt ; les pommes d’hiver se cueillent en octobre, encore fermes, et affinent leur goût en cave. Récoltez par temps sec, en déposant délicatement les fruits sans les jeter, car toute meurtrissure les fera pourrir.
5Conserver
Entreposez les pommes de garde en cave fraîche, sombre, à 4-8 °C, sur des clayettes, sans qu’elles se touchent, loin des pommes de terre. Vérifiez chaque semaine et retirez les fruits qui s’altèrent. Belle de Boskoop, Reinette de Blenheim ou Court-pendu se gardent jusqu’en mars. Les variétés fragiles deviennent compote, jus pasteurisé, chips séchées ou cidre : un pressoir mobile passe souvent dans les communes wallonnes en automne.
Para profundizar en el tema
Plantar correctamente, cuidar adecuadamente
Cómo plantar correctamente
Choisir le porte-greffe et la forme
Le porte-greffe décide de tout : M27 donne un arbre nain de 1,5 m pour le pot ou le cordon, M9 un fuseau de 2,5 à 3 m qui produit dès la deuxième année mais exige un tuteur à vie et un sol riche, M26 un fuseau un peu plus autonome, MM106 un demi-tige de 4 à 5 m pour le gobelet ou le jardin familial, M25 ou franc un haute-tige de prairie de 8 m, tardif mais centenaire. À la forme correspond le porte-greffe : fuseau et cordon sur M9, palmette sur M26, gobelet sur MM106. Un scion d’un an à racines nues, une simple baguette greffée, se forme à votre guise et coûte moitié moins.
Assurer la pollinisation croisée
Le pommier est autostérile : il faut au moins deux variétés à floraison simultanée à moins de 50 m, ou un voisin qui en a. Les pépinières classent les variétés en groupes de floraison A à E ; choisissez deux variétés du même groupe ou de groupes adjacents. Reine des Reinettes, Cox’s Orange, James Grieve et Elstar sont d’excellents pollinisateurs diploïdes. Attention aux triploïdes, Boskoop, Reinette de Blenheim, Jonagold, Gravenstein : leur pollen est stérile, elles ne pollinisent personne et demandent elles-mêmes deux compagnons diploïdes. Un pommier d’ornement à fleurs, Malus Evereste ou Golden Hornet, pollinise tout le verger.
Choisir l’emplacement
Le pommier veut six heures de soleil, un air qui circule pour sécher le feuillage et limiter la tavelure, et un sol profond, limoneux, frais mais jamais gorgé d’eau en hiver. Évitez les fonds de vallée où le gel d’avril s’accumule et les terrains où l’eau stagne : un trou test rempli d’eau doit se vider en une journée. Ne replantez jamais un pommier à la place d’un ancien pommier ou poirier sans changer la terre sur un mètre cube, la fatigue du sol bloquerait la croissance. Un fuseau se place à 2,5 m d’un chemin, un haute-tige à 5 m de toute construction.
Préparer le trou et le sol
Creusez un trou de 80 cm de côté et 60 cm de profondeur, plusieurs semaines avant la plantation si possible, en séparant la terre de surface de celle du fond. Décompactez les parois et le fond à la fourche pour que les racines ne tournent pas en rond dans une cuvette d’argile. Mélangez à la terre de surface trois pelletées de compost mûr et deux poignées de corne broyée ; ne mettez ni fumier frais ni engrais minéral au contact des racines. Sur sol lourd, plantez sur une légère butte de 15 cm. Un tuteur de 2,5 m, enfoncé de 60 cm avant l’arbre, évite de blesser les racines.
Planter à racines nues
De novembre à mars, hors gel et hors sol détrempé, plantez à racines nues, la meilleure reprise et le meilleur prix. Rafraîchissez les racines cassées, pralinez dans une boue de terre et de compost, puis posez l’arbre de façon que le point de greffe, le renflement à la base du tronc, reste 10 cm au-dessus du sol : enterré, le greffon s’affranchit et l’arbre nain devient un géant. Étalez les racines sur un petit dôme de terre, rebouchez, tassez au pied, arrosez avec 20 litres, formez une cuvette et paillez sur un mètre de diamètre. Attachez au tuteur en huit, avec un lien souple.
En pot ou en bac
Un pommier sur M27 ou M9, conduit en fuseau ou en cordon, vit bien dans un bac de 60 à 80 litres, à condition d’un arrosage suivi. Les formes colonnaires, Ballerina, Bolero ou Polka, sont conçues pour cela et donnent trois à cinq kilos dès la troisième année. Prenez deux variétés ou une variété autofertile comme Elstar ou Jonagored, moins dépendantes. Substrat : terre de jardin, terreau et compost à parts égales, sur une couche drainante. Arrosez tous les deux jours en été, fertilisez en avril et en juin, protégez le bac du gel en hiver et rempotez tous les trois ans en rognant les racines.
Les erreurs du débutant
La première est d’acheter un pommier au hasard en jardinerie sans regarder le porte-greffe ni la compatibilité de pollinisation, puis d’attendre des fruits qui ne viennent pas. La deuxième est d’enterrer le point de greffe. Beaucoup plantent un fuseau sur M9 sans tuteur : il se couche sous sa première récolte. On voit aussi des trous creusés à la tarière dans l’argile, où l’arbre pourrit les pieds dans l’eau. Enfin, oublier d’arroser un jeune arbre l’été suivant la plantation, parce qu’il a plu en avril, est la cause la plus fréquente d’un pommier qui végète trois ans.
Cuidar adecuadamente
Arroser les premières années
Les deux premiers étés décident de tout. Arrosez chaque semaine par temps sec de mai à septembre, 20 à 30 litres au pied, versés lentement dans la cuvette de plantation, plutôt qu’un peu chaque jour. Un fuseau sur M9, aux racines réduites, reste dépendant toute sa vie et souffre en août dans un sol sableux : maintenez un paillis épais et arrosez en canicule même adulte. Le haute-tige sur franc, une fois ses racines descendues, se passe d’eau. Un arrosage abondant en juin pendant le grossissement limite la chute physiologique des fruits et améliore le calibre.
Pailler et nourrir
Gardez le pied de l’arbre sans herbe sur un mètre de diamètre pendant cinq ans : la pelouse concurrence gravement un jeune pommier. Un paillis de 10 cm de broyat ou de foin fait ce travail et nourrit le sol. Chaque printemps, en mars, étalez sous le paillis deux ou trois pelletées de compost mûr et une poignée de cendres de bois. Un pommier adulte demande peu : un excès d’azote donne des pousses vigoureuses, sans fruits, et attire le puceron cendré. Sur haute-tige en prairie, une fauche tardive et le passage de moutons suffisent. La chaux n’est utile qu’en sol acide, tous les cinq ans.
Tailler : formation puis fructification
Sur fuseau, formez pendant trois hivers un axe central avec des branches étagées, en rabattant l’axe d’un tiers chaque année au-dessus d’un œil, et en arquant les latérales trop dressées à l’horizontale avec des liens : l’arcure transforme le bois en fruits. En gobelet, choisissez quatre ou cinq charpentières régulières la première année et raccourcissez-les d’un tiers deux hivers de suite. Dès la fructification, la taille hivernale se limite à aérer, à supprimer gourmands et bois mort, et à raccourcir les rameaux de l’année à trois yeux au-dessus des bourgeons ronds, pour former des coursonnes. En juin, la taille en vert pince les pousses trop longues.
Éclaircir en juin
L’éclaircissage est le geste que le débutant néglige et qui fait les belles pommes. Après la chute naturelle de juin, quand les fruits ont la taille d’une noix, ne gardez qu’un fruit par bouquet, le plus beau et le mieux placé, et un fruit tous les 10 à 15 cm sur la branche ; retirez toujours la pomme centrale du bouquet, souvent déformée. Coupez avec des ciseaux fins, sans tirer. C’est douloureux la première fois, mais l’arbre garde des fruits plus gros, plus colorés, indemnes de carpocapse, et surtout il ne s’épuise pas : c’est le seul remède à l’alternance d’une bonne année sur deux.
Prévenir les maladies et ravageurs
Contre la tavelure, ramassez et compostez les feuilles à l’automne, aérez la couronne, choisissez des variétés tolérantes comme Topaz, Reinette de Blenheim ou Reine des Reinettes, et pulvérisez de la décoction de prêle d’avril à juin par temps humide. Contre le carpocapse, nichoirs à mésanges, bandes de carton ondulé enroulées sur le tronc en juin puis brûlées en septembre, et ramassage des fruits véreux tombés. Une bande de glu posée autour du tronc en octobre arrête les femelles aptères de la cheimatobie, qui montent pondre après les premiers froids. Le puceron cendré se règle au savon noir dès les premières feuilles enroulées. Le chancre se coupe jusqu’au bois sain et se badigeonne d’argile.
Au fil de la saison
En janvier-février, taillez hors gel, retirez les fruits momifiés. En mars, compostez et paillez, vérifiez les liens du tuteur. En avril, voilez un fuseau si le gel menace la floraison ; observez les pucerons. En mai, arrosez si le mois est sec. En juin, éclaircissez, posez les bandes-pièges, pincez les gourmands. En juillet-août, arrosez les jeunes arbres, récoltez les variétés d’été. En septembre-octobre, récoltez, brûlez les bandes-pièges, posez la glu. En novembre, ramassez les feuilles, plantez les nouveaux arbres. Badigeonnez les troncs à l’argile ou au lait de chaux en décembre contre les mousses et le gel.
Récolter et conserver
Chaque variété a sa fenêtre : cueillie trop tôt, la pomme reste verte et se ride ; trop tard, elle farine en cave. Le test de cueillette, un quart de tour sans tirer, se complète par les pépins bruns et la coloration du côté ombragé. Cueillez avec le pédoncule, par temps sec, l’après-midi de préférence, et laissez ressuyer les fruits une nuit dehors sous abri avant la cave. Ne stockez que des pommes parfaites ; les autres deviennent jus dans la semaine. En cave, une humidité de 85 %, obtenue avec un seau d’eau ou un sol en terre battue, évite le flétrissement. Ouvrez la cave par nuits froides pour la refroidir.
Adquirir semillas o plántulas
Semillas y plántulas: dónde encontrarlas
Si desea adquirir un árbol o un arbusto frutal, opte por un vivero cercano a su domicilio: allí encontrará portainjertos y variedades adaptadas al clima local, y le asesorarán sobre la polinización. En Bélgica, busque las variedades del Centro de Investigación de Gembloux (sello RGF); en Francia, los viveros de la red «Les Croqueurs de pommes»; en otros lugares, las colecciones de variedades regionales.
Del huerto al plato
Y después, lo disfrutamos
Lo que aporta
La pomme apporte fibres solubles, vitamine C et polyphénols, surtout dans la peau, pour un apport calorique modéré.
En la cocina, sencillamente
Des quartiers de Boskoop poêlés au beurre avec une pincée de cannelle accompagnent aussi bien le boudin qu’une boule de glace.
Vivir bien
Croquer une pomme cueillie sur son arbre en octobre, c’est goûter une saison entière de soleil et de pluie belges.
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